CAROLINE CORBAL
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Metavilla, 2014

aquarium

Sous le nom de Metavilla, (entendre « Mets ta vie la , et Meta villa » : maison de l’entre et de l’intermédiation), Metavilla est un « lieu-oeuvre », une installation urbaine collective conceptualisée en 2014 et inaugurée le 12 novembre 2015 pendant la Saison Africaine du FRAC avec l’artiste Mounir Fatmi en collaboration avec la Biennale de Bamako. Ce dispositif artistique se veut fédérateur d’une esthétique de collaboration pour faire émerger une « metavilla » tournée vers le « devenir-monde ». Il a pour intention de questionner et révéler cette maison intime, partagée et mutante que nous construisons chaque jour sur le web. Cette maison se développe et se décline sous une nouvelle forme au travers d’une architecture globale et interactive se co- construisant au présent en continu dans une complicité entre art, ville et homme. C’est une œuvre évolutive et participative qui se développe par un travail sur la question du « devenir-monde » afin de créer une habitation glocale.
Ancrée à Bordeaux au coeur d’une artère où circulent tramways, vélos, piétons et voitures, sa fenêtre immersive nous donne à voir sur l’ici, le là et l’ailleurs, le partout et le nulle part et nous transporte dans une errance voyageuse, flux poétique tout à la fois réel et virtuel, solitaire et collectif. Connectée aux réseaux sociaux, s’alimentant des possibles infinis créatifs par le domaine public ( datas elements, licence creative commons …), cette installation collaborative s’éveille, prend vie et se modèle au gré des circulations urbaines et des flux numériques. En temps réel, elle épouse le présent, invite les habitants des autres villes et donne à voir la rue, la traverse de notre monde commun et singulier connecté. Espace d’entre-deux, de trajets, de circulations et de navigations, elle convoque l’imaginaire des possibles entre ces moments suspendus, entre présence et absence. Elle épouse, volontairement ou malgré elle, le passant solitaire ou solidaire. Elle insuffle une vision énigmatique, poétique et étrange d’un espace re-visité et re-visitable a l’infini. Activée par une énergie polymorphe à l’image d’un déménagement qui re-agence les espaces, d’un collage multi orienté ou d’une histoire sans fin en réécriture permanente, cette vitrine-écran est également un oeil vigilant à fonction d’éveilleur.

www.metavilla.org

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Mounir Fatmi, History is not mine, 2015.